Kvaratskhelia : « Je veux tout donner pour ce club »
Kvaratskhelia : « Je veux tout donner pour ce club »
© IconSport
Publié le : 17/09/2026 - 18:16

Le Géorgien a changé de dimension. Plus d’un an et demi après son arrivée au Paris Saint-Germain, Khvicha Kvaratskhelia semble avoir pleinement adopté sa nouvelle vie. Recruté à Naples durant l’hiver 2025, l’ailier géorgien a découvert un environnement radicalement différent, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Dans un entretien accordé à France Football, il raconte son adaptation, son rapport avec Luis Enrique et cette tranquillité qu’il apprécie particulièrement dans la capitale française.

Lorsque Khvicha Kvaratskhelia a posé ses valises à Paris, le PSG traversait une période particulièrement importante de sa saison. Le club parisien avait alors décidé de miser sur le talent du Géorgien pour renforcer son secteur offensif et poursuivre ses ambitions sur tous les tableaux. Son arrivée avait immédiatement suscité de nombreuses attentes. Pourtant, Kvaratskhelia n’avait pas pu prendre part au rendez-vous européen contre Manchester City, le règlement de l’UEFA l’empêchant de disputer cette rencontre avec son nouveau club. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Le Géorgien a eu le temps de découvrir le football parisien, de s’intégrer au vestiaire et surtout de comprendre les exigences d’un groupe qui ne laisse aucune place au relâchement.

Kvaratskhelia refuse de s’attribuer les mérites des succès parisiens Avec le recul, l’ancien joueur de Naples reste particulièrement humble lorsqu’il évoque son influence dans les performances du PSG. Alors que son arrivée avait été perçue comme un renfort majeur, le principal intéressé préfère mettre en avant la force collective. « Je ne crois pas que ce soit grâce à moi. Dans cette équipe, chaque joueur est très important. Peu importe qui joue, qui est sur le banc », explique-t-il. Kvaratskhelia se montre néanmoins heureux d’avoir pu apporter sa contribution à l’aventure parisienne et aux trophées remportés par le club. « Je suis très fier et reconnaissant d’avoir contribué, même modestement, à remporter ces magnifiques trophées avec le club », poursuit-il. Une déclaration qui en dit long sur son état d’esprit. Malgré son statut et les attentes qui accompagnent son transfert, le Géorgien ne souhaite pas se placer au-dessus du collectif.

Un vestiaire qui lui a rapidement ouvert ses portes L’une des clés de son adaptation aura sans doute été l’accueil reçu par ses nouveaux coéquipiers. Changer de championnat et rejoindre un vestiaire rempli de joueurs internationaux peut représenter un véritable défi. Pour Kvaratskhelia, cette transition s’est pourtant déroulée sans difficulté. « Dès le premier jour, mes coéquipiers m’ont donné l’impression que je les connaissais depuis longtemps », raconte-t-il. Le joueur explique ainsi s’être rapidement senti à sa place dans le groupe parisien. Une intégration facilitée par la relation qu’il a pu construire avec ses partenaires et par le sentiment d’appartenir rapidement à un collectif ambitieux. « Je me sens vraiment comme chez moi », assure-t-il. À Paris, Kvaratskhelia a également découvert les méthodes de Luis Enrique. Et s’il existe beaucoup de respect entre les deux hommes, l’entraîneur espagnol ne lui accorde évidemment aucun passe-droit. Au contraire, le technicien pousse son joueur à se dépasser en permanence. « Il m’aide à me dépasser, me donne des conseils pour progresser et me pousse à devenir un meilleur joueur », explique Kvaratskhelia. Cette exigence semble avoir profondément marqué le Géorgien.

Au PSG, la concurrence est permanente et chaque entraînement peut avoir son importance. « Chaque joueur a l’étoffe d’un titulaire. Si vous faites une seule erreur, vous pouvez vous retrouver sur le banc », souligne-t-il. Une réalité qui oblige Kvaratskhelia à rester constamment concentré. Pour conserver sa place et répondre aux attentes de son entraîneur, il sait qu’il doit donner le maximum, y compris dans les tâches moins visibles. À Paris, une pression différente de celle de Naples. S’il a découvert une forte exigence sportive au PSG, Kvaratskhelia estime paradoxalement que sa vie quotidienne est plus tranquille à Paris qu’elle ne l’était à Naples. La différence tient notamment à la place occupée par le football dans les deux villes. « À Naples, je pense que les gens vivent tous pour ça », explique-t-il. Dans la cité napolitaine, le football fait partie intégrante de l’identité locale et les joueurs sont confrontés à une ferveur populaire exceptionnelle. À Paris, le contexte est différent. « Il y a beaucoup de touristes. Certains d’entre eux ne connaissent pas grand-chose au football », poursuit le Géorgien. Cette particularité lui permet de bénéficier d’une certaine discrétion dans sa vie de tous les jours. Cela ne signifie évidemment pas qu’il soit méconnu dans la capitale : Kvaratskhelia reconnaît également croiser des personnes qui le reconnaissent et l’apprécient. Mais l’atmosphère lui semble globalement moins oppressante que celle qu’il a connue en Italie. « Je me devais de donner le meilleur de moi-même » Son passage de Naples à Paris lui a surtout permis de découvrir un niveau d’exigence différent. Kvaratskhelia explique avoir rapidement compris que ses nouveaux partenaires étaient prêts à fournir énormément d’efforts pour le collectif. « En arrivant ici, je me suis aperçu à quel point l’équipe se donnait à fond et me respectait », raconte-t-il. Cette attitude l’a également poussé à donner davantage en retour. « Je me devais de lui donner le meilleur de moi-même, car elle le méritait », ajoute-t-il.

Sous les ordres de Luis Enrique, le Géorgien a ainsi appris à ne jamais considérer sa place comme acquise. Il doit être capable de contribuer aussi bien offensivement que défensivement et de rester impliqué dans toutes les phases du jeu. « Je fais de mon mieux pour aider l’équipe à défendre ou à attaquer. Je veux tout donner pour ce club », affirme-t-il. Une adaptation désormais bien plus qu'une simple transition Arrivé à Paris avec le poids d’un transfert très attendu, Khvicha Kvaratskhelia a désormais dépassé le stade de l’adaptation. Après plus d’un an et demi au PSG, le Géorgien connaît parfaitement les exigences de son nouvel environnement. Son discours traduit surtout une forme de maturité. Il mesure les attentes qui entourent le club, accepte la concurrence et semble avoir trouvé un équilibre entre les exigences du très haut niveau et une vie personnelle qu’il juge plus paisible qu’à Naples. De l’Italie à la France, Kvaratskhelia a donc changé de décor, mais aussi de quotidien et de dimension. Et s’il refuse toujours de tirer la couverture à lui lorsqu’il évoque les succès parisiens, une chose est certaine : le Géorgien considère désormais le PSG comme sa maison.

Kamel Arab pour Paristeam

Source originale : Paristeam
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